L’effervescence était totale hier soir, samedi 6 juin 2026, sur l’Esplanade des Chais Magelis. Pour clore en beauté sa 50ème édition, le festival Musiques Métisses a offert à son public un final d’une intensité rare. Au cœur de cette soirée mémorable : la performance incandescente de la reine de la pop africaine moderne, Fatoumata Diawara.


Une transe solaire signée Fatoumata Diawara

Dès son entrée sur scène, l’artiste malienne a magnétisé la foule. Armée de sa guitare électrique et drapée dans une énergie pure, Fatoumata Diawara a prouvé une nouvelle fois qu’elle est l’une des figures majeures de la scène internationale contemporaine.

Son univers musical est un pont parfait entre tradition et modernité. Chantant principalement en langue bambara, elle fusionne à merveille les rythmes ancestraux du Wassoulou (comme dans son titre emblématique Netara) avec des sonorités blues, pop, et des touches d’afrobeat plus électroniques héritées de son dernier album London Ko.

Hier soir, sa voix vibrante et ses pas de danse effrénés ont emporté toutes les générations présentes. Entre messages engagés pour la liberté et hymnes festifs, son concert s’est transformé en un grand moment de communion humaine, généreux et profondément vivant.


Musiques Métisses : 50 ans d’esprit familial et de partage

Ce concert s’inscrit parfaitement dans l’ADN de Musiques Métisses. Depuis un demi-siècle, ce festival pionnier fait vibrer Angoulême au rythme des cultures du monde. Réputé pour son ambiance chaleureuse et familiale, l’événement est bien plus qu’un enchaînement de concerts : c’est un lieu d’échanges avec ses rencontres littéraires, ses espaces de restauration du monde et ses ateliers pour les plus jeunes (le festival étant gratuit pour les moins de 15 ans). En s’installant au bord de la Charente, aux Chais Magelis, le festival s’impose comme le rendez-vous incontournable pour fêter le début de l’été ensemble.


Un week-end anniversaire d’une richesse folle

Cette édition historique des 50 ans aura tenu toutes ses promesses du jeudi 4 au samedi 6 juin, en balayant un spectre musical d’une incroyable diversité.

  • Le coup d’envoi (Jeudi 4 juin) : La soirée d’ouverture a mixé les genres avec brio, allant des polyphonies occitanes de Barrut à l’énergie hip-hop légendaire du groupe Sniper, sans oublier les mélanges électro-berbères de Tarakna.
  • L’apothéose du vendredi 5 juin : Le public a pu voyager grâce au reggae spirituel de Groundation, au maloya vibrant de Danyèl Waro, ainsi qu’au projet poétique Les Égarés (réunissant Sissoko, Segal, Parisien et Peirani).
  • Le grand final d’hier (Samedi 6 juin) : Avant le show enflammé de Fatoumata Diawara, la journée a débuté dès 16h avec une programmation rayonnante. Le public a pu danser au son festif et engagé de HK (et son célèbre Danser encore), se laisser envoûter par la soul délicate d’ALA.NI, ou vibrer avec le trio expérimental L’Antidote ainsi que les rythmes ensoleillés de David Walters et Bonbon Vodou.

Musiques Métisses a soufflé ses 50 bougies de la plus belle des manières : en musique, dans la joie et la mixité. Une chose est sûre, les vibrations de la guitare de Fatoumata Diawara résonnent encore dans les têtes des festivaliers ce matin !